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Compression audio: 15 erreurs de mixage que tout le monde fait

Compression audio: 15 erreurs à éviter imageJe peux me permettre d’être direct?

T’es pas à l’aise avec la compression audio.

Et ça t’obsède.

Treshold, ratio, attack, release…

OK, tu vois à peu près de quoi il s’agit, mais tu sens bien que tu mises trop sur le hasard pour t’en sortir.

Résultat? Ton son est sans vie, lointain, pas assez punchy.

C’est sûr. Tu es passé à côté de quelque chose…

Je le sais, car j’ai vécu la même situation à mes débuts. Des morceaux entiers transformés en laboratoire à expérimentations. Une vraie boucherie de pistes mutilées à grands coups de compresseur, à grands coups de n’importe quoi.

De la peur d’en faire trop à l’ignorance de tout bousiller, des années se sont écoulées avant que je ne reconnaisse mes erreurs.

Et j’en suis certain: tu risques de tomber dans les mêmes pièges… (si ce n’est pas déjà fait)

Ces erreurs te font du mal.

Elles ne font pas que déglinguer tes pistes: elles te sapent le moral. Parce qu’elles t’éloignent d’un bon rendu sonore. Parce qu’elles t’épuisent et te font te poser toujours plus de questions.

Alors aujourd’hui, je souhaite t’offrir une compilation de ces pièges et de comment les éviter.

Pour que tu gardes le cap et que tu ne t’arrêtes jamais d’améliorer la qualité sonore de tes musiques.

Compression audio: les 15 erreurs à éviter

Juste avant, je t’invite à télécharger ce guide gratuit pour tout savoir sur le fonctionnement d’un compresseur.

Et maintenant, voyons les pièges à éviter.

1) En faire trop d’un coup

Certaines pistes demandent un bon taux de compression. (voix, batterie, basse, etc)

Si tu mets juste un seul compresseur pour bien écraser ton signal, comme un Big Mac qu’on a du mal a ingérer, tu risques de flinguer ta piste.

Alors voici une autre approche: celle du peintre en bâtiment.

D’abord une 1ère couche, puis une 2nde et enfin les retouches.

Avec la compression, c’est pareil. Tu peux mettre plusieurs compresseurs en série.

Exemple:

  • un 1er compresseur pour ne contrôler que les pics d’intensité de ta piste
  • un 2nd compresseur pour réduire les écarts de volume de ta piste
  • et un éventuel 3ème qui remet une couche de compression, mais cette fois-ci au niveau du groupe/bus

compression audio: image Compresseurs en série

Chaque compresseur aura des réglages plus softs que si on avait utilisé qu’un seul.

Le rendu sera beaucoup plus précis et naturel.

2) Une attaque trop rapide

Mettre une attaque du compresseur trop rapide, c’est tentant.

Déjà, la compression s’entend direct: alors tu te sens capable de dompter même le plus sauvage des sons.

Et puis aussi parce que souvent tu veux tasser tes pistes comme des briques bien plates pour ensuite monter le volume général de ton morceau.

Le problème? ça tue tes transitoires.

Le claquement du médiator sur les cordes, la batte qui heurte la peau de la grosse caisse, le crissement de l’archet sur les cordes, etc. Tout ça, ça dégage si tu mets une attaque de compression trop rapide.

Les transitoires apportent du punch, de l’énergie à tes pistes. Les supprimer va rendre tes instruments et ton morceau aussi vides et sans vie que le désert post-Hiroshima.

Exemple sur un Beat funky:

Non compressé:

Attaque compressée:

Ecoute bien la perte de punch du kick et de la caisse claire lorsque l’attaque est trop compressée.

Alors sauf cas bien particuliers, lorsque ton attaque décapite trop tes transitoires: rallonge-là.

3) Le piège du Makeup

Ta piste sonne plus fort quand tu lui ajoutes un compresseur?

C’est dû au “Makeup gain”. Une option qui réajuste automatiquement le niveau de sortie du compresseur. Et je ne sais pas pourquoi, mais souvent ça va t’ajouter quelques dB en trop par rapport au signal non-traité. (si connais la réponse à ce mystère, dis-moi en commentaire)

Un piège sournois.

Quand tu compares 2 sons, tu as tendance à préférer celui qui sonne le plus fort. (lien Wikipedia, paragraphe 1.1)

Donc tu risques de toujours trouver que ça sonne mieux avec compression… même si t’as bidouillé ton compresseur avec encore moins de certitude qu’un joueur de Loto.

Alors ne te laisse pas leurrer.

Quand tu fais une comparaison avec/sans compression, compare toujours les 2 versions au même niveau sonore.

Pour ça, désactive l’option “makeup gain” et réajuste à la main le volume en sortie du compresseur avec le potard “gain”.

compression audio: image piège du makeup

4) Penser que le compresseur est le roi de la dynamique

Aaaah ça y est…
Tu en as fini avec la compression des pistes. Les moments faibles sont compensés, les pics trop forts atténués.

Alors tu veux vite passer à autre chose et finaliser ton morceau, hein?

Désolé. Il reste encore un dernier quelque chose.

Dis toi bien que si on n’avait pas inventé le compresseur, il faudrait ajuster le volume de chaque passage de tes pistes à la main, avec l’automation du volume.

Le compresseur t’épargne cette corvée, mais juste pour les 80 – 90% du taf.

Le reste? Tu dois le faire à l’ancienne.

Et c’est particulièrement vrai pour les prises de voix.

Compresse d’abord pour t’approcher au mieux d’un résultat homogène en volume, puis utilise l’automation pour ajuster les détails, comme faire ressortir certains mots qui s’entendent moins bien.

Compression audio: image illustrant automation volume

Un peu comme quand t’utilises une ponceuse à bois électrique: 90% du taf est simplifié par la machine, mais 10% restent à faire à la main pour accéder aux petits recoins et bien tout finaliser.

5) Ne pas savoir pourquoi on met un compresseur

Tu entends ci-et-là qu’il faut compresser, alors tu tartines chaque piste de ton morceau avec, sans trop savoir pourquoi?

STOP.

Voici 4 raisons de mettre un compresseur sur une piste:

1. Certains passages de ta piste se noient dans le mix. Alors tu veux réduire l’écart entre les moments forts et faibles en volume. Tout rendre bien audible.

2. Tu veux modeler l’enveloppe d’un son. Ex: Faire ressortir l’attaque ou le corps d’un élément percussif comme le Kick ou la caisse claire.

3. Tu veux créer un effet de “sidechain”: Baisser le volume d’une piste quand le volume d’une autre piste dépasse un seuil pour faire cohabiter 2 instruments sur la même fréquence (ex: kick et basse) ou pour créer un effet de style.

4. Tu veux “gluer” ensemble plusieurs pistes pour les rendre plus unies. (batterie, choeur, cordes, etc) Compresser au niveau de leur bus/groupe t’apportera cette cohésion.

Tu n’utilises pas ta gomme juste pour le plaisir de gommer n’est-ce pas?

Alors si ce n’est pas pour une de ces 4 raisons, n’utilise pas de compresseur.

6) Ne pas utiliser les « presets » à bon escient

Les presets (pré-réglages), c’est bien pour te faire la main.

Ex: Tu ne sais pas quels réglages utiliser pour compresser une basse et lui donner du punch? tu auras peut être des indications dans les préréglages du plugin de compression.

Compression audio: image illustrant Bass punch preset

Mais attention.

Suivre des presets sans réfléchir présente autant de bon sens que le gars qui s’est planté en voiture dans un lac en conduisant les yeux vissés sur son GPS.

Considère plutôt les presets comme des guides pour assimiler un principe de base et être capable de le reproduire.

Dans l’exemple ci-dessus, il faudrait se poser cette question: « qu’est-ce qui fait que ce réglage va rendre ta basse plus punchy? »

C’est primordial. Car en fonction du signal à traiter, le rendu du preset sera plus ou moins bon et ce sera à toi de finir de l’ajuster.

Retire un enseignement des presets de ton compresseur.

Ne les suis pas à l’aveuglette.

7) Un release trop long

Le paramètre de “release” peut paraitre mystérieux au départ.

C’est le temps que met le compresseur pour revenir à un signal non-compressé quand le son repasse sous le seuil (treshold).

Avec un release court, le compresseur arrête de fonctionner quasi instantanément. Avec un release plus long, il continue d’agir plus ou moins longtemps avant de revenir à un son non-compressé.

L’erreur fréquente, c’est de le faire revenir trop tard.

Souvent, ça rend le groove de ta piste aussi bancal qu’un sumo dansant le flamenco. Ou pire: ta piste se retrouve projetée en arrière-plan.

C’est pas ce qu’on recherche.

L’idéal, c’est d’arrêter de compresser avant le prochain pic (coup de baguette, de médiator, d’archet, etc) et de suivre l’enveloppe naturelle du son.

Exemple sur notre bon vieux beat fonky:

Compression audio: release court VS long

Release court:

Release trop long:

Sur le 2ème exemple, seul le 1er impact de grosse caisse est à niveau correct. Les autres impacts sont tous atténués car le compresseur n’a pas eu le temps de revenir à 0. Du coup il reste actif et donne une sensation de piste « étouffée », lointaine.

Donc règle le release à l’oreille, de manière à ce que le compresseur soit redevenu inactif avant le prochain impact rythmique de la piste.

8) Confondre ratio et treshold

Une erreur fréquente.

Sortons du studio un instant si tu veux bien et allons chez ta coiffeuse préférée.

Observe un peu comment elle s’y prend: elle pince une mèche de cheveux entre 2 doigts d’une main et coupe avec ses ciseaux de l’autre main.

Ok.

Si on compare sa technique avec nos réglages de compression:

  • Le “treshold”, c’est ses 2 doigts: le seuil qui détermine la zone à traiter.
  • Le “ratio”, c’est combien de matière elle va enlever dans cette zone avec les ciseaux.

Donc, quand tu veux compresser davantage ta piste, demande toi:

  • si tu veux élargir la zone à traiter pour agir sur plus de signal –> treshold
  • si tu veux écraser encore plus la zone concernée –> ratio

Exemple:

Compression audio: Ratio et treshold

Image 1: Le treshold est réglé pour n’attraper que le bout des pics. Le ratio est de 1.5:1. (La courbe orange montre le taux d’atténuation du signal)

Image 2: Ratio augmenté à 3:1. On choppe les mêmes pics, mais on les atténue davantage.

Image 3: Treshold (seuil) diminué. Même avec le même ratio de 1.5:1, ça représente une plus forte atténuation car une plus grande zone de signal est concernée.

Pense à ta coiffeuse, ça t’évitera peut-être de toucher un réglage plutôt qu’un autre.

9) Attendre le dernier moment pour compresser un bus/groupe

Tu veux compresser plusieurs instruments ensemble pour les souder, comme on a vu plus haut?

OK, mais attention.

L’erreur serait de défigurer tes pistes en empilant trop de compression. Elles auront vite fait de se retrouver avec des saucisses à la place des lèvres comme ces actrices qui ont abusé des séances de bistouri.

Pour éviter ça, commence par la fin.

Place d’abord un léger compresseur sur le bus/groupe pour “gluer” ensemble toutes tes pistes.

Cette compression groupée va déjà agir sur chacune d’elles. Elle va orienter ton écoute et tu seras ensuite plus modéré sur le traitement de chaque instrument séparé.

Un rendu final plus naturel.

10) Penser trop linéaire

Pour compresser, on met un compresseur sur une piste (dit « en insert »):

Le réflexe.

Eh bien il existe une autre manière de faire, très simple et très efficace pour relever les passages faibles de ta piste et apporter de la présence: la compression parallèle ou “New York compression”.

L’idée, c’est d’avoir 2 versions de ta piste:

  • une qu’on va écraser à mort, pour avoir quelque chose de très plat
  • l’autre qu’on va garder au naturel pour récupérer ses transitoires, ses pics

Ensuite, on mélange les 2 signaux pour donner plus de présence aux passages faibles.

Tu peux le faire de plusieurs manières:

  • en dupliquant ta piste et en compressant une des 2 versions
  • en utilisant un départ auxiliaire sur lequel tu auras placé un bon gros compresseur qui sent la testostérone
  • ou plus simple: si ton plugin de compression a un bouton dry/wet, joue sur ce potard pour doser entre la version écrasée et la version naturelle

A tester.

C’est pas mal utilisé sur la batterie ou le bus master.

La technique en détail avec Etienne:

11) Trop écraser les synthés

Les nuances de jeu sur un instrument acoustique s’entendent sur plusieurs niveau. Lorsque tu joues une note moins fort, en plus de la différence de volume, l’oreille perçoit également une variation dans l’attaque du son, et aussi dans sa texture.

C’est pourquoi, ces instruments acceptent plutôt bien la compression. Car même si tu écrases un peu leur dynamique de volume, les accents et nuances dans leur phrasé s’entendent toujours.

Ce n’est pas le cas des synthétiseurs.

La plupart ont besoin de variations en volume pour que l’on comprenne bien leurs motifs rythmiques. Et ici, trop de compression leur ferai perdre tout le groove de jeu.

N’écrase pas trop les synthés.

12) Ne pas considérer le contexte du morceau

Bien sûr, tu vas compresser plus ou moins certains instruments plutôt que d’autres.

Mais il y a un autre aspect, souvent négligé à prendre en compte pour savoir doser la compression: le genre de musique que tu veux faire.

Certains genres demandent une forte compression, d’autres n’en ont quasiment pas besoin.

Le rock ou le hip hop sont des styles plutôt compressés. Le jazz ou la musique acoustique demanderont bien moins de compression, si ce n’est pas du tout.

Et pour le savoir, le plus simple reste encore d’utiliser un morceau de référence.

Un morceau pro que tu vas écouter pour savoir quelle quantité de compression mettre sur tes différents instruments.

Exemple Blues, avec Miles Davis:

Exemple Rock, avec l’album (sur-compressé) Death Magnetic de Metallica:

 13) Ne pas écouter son oreille

Il y a des situations où tu vas devoir exagérer les réglages.

En général, je me limite a une atténuation entre -3 et -6dB sur le Vu-mètre grand max. Mais dès fois, il m’est arrivé de dépasser cette auto-limitation, sans scrupules, devenant ainsi mon propre voyou de moi-même.

Pourquoi? parce que mon oreille me l’a dit. (Cette basse sonnait bien mieux une fois écrasée sous une bonne dose de compression)

Mais à mes débuts, il me semblait difficile de sortir des règles. Une erreur fréquente.

Ton oreille et le rendu que tu veux donner surpasse tous les conseils que tu peux entendre, y compris dans cet article.

  • Si ta piste sur-compressée sonne mieux qu’avant, garde la.
  • Si ça sonne moins bien, reviens en arrière.

Le son passe avant tout. Peu importe la règle que tu as transgressé.

14) Ne pas savoir reconnaitre quand une piste est trop écrasée

Ok: « ça sonne bien, ça sonne pas bien… »

Mais c’est quoi “trop compresser”?

Est-ce que tu sais à quoi ressemble une piste défigurée par la compression?

Pour en faire l’expérience, voici un exercice essentiel qui prend 2mn:

  • Prend une piste cobaye et fais-lui bouffer de la compression jusqu’à entendre clairement que t’as abusé dans les réglages.
  • Ecoute bien toutes les caractéristiques de ta piste sur-compressée. Qu’est ce qui a changé dans son timbre, dans sa musicalité, dans son groove? Note ces changements dans ton esprit.
  • Retouche tes réglages pour revenir à mi-parcours entre un son normal et un son sur-compressé. Et compare ces 2 versions. Tu entends toujours les dégâts de la surcompression? Bien.

À présent, tu sauras quand t’es allé trop loin.

Tu reconnaitras les signes de blessures laissées par la surcompression.

Exemple avec un piano non-compressé, puis sur-compressé:

15) Penser ne pas avoir les bons outils

N’écoute pas ce que disent les forums de geeks de la compression.

Tu vas te retrouver à te dire qu’il te faut tel ou tel plugin pour avoir un bon son compressé… et ça va te coûter des ronds pour rien, car tu ne sauras pas en tirer le meilleur parti.

A la place, sers toi des plugins que tu as déjà. Ceux fournis avec ton logiciel séquenceur (DAW).

Tu n’as pas besoin de plus.

Comme l’artiste pro « WRLD », qui avoue dans cet interview (à 17:46) que 90% des plugins qu’il utilise sont des plugins usine d’Ableton (et que le reste se résume à Sylenth et Ozone – un synthé et un outil de mastering). Et pourtant ses musiques sortent sur le gros label Monstercat.

Changer de crayons et de gomme ne vas pas faire de toi un Picasso.

Apprends à te servir à fond des compresseurs et autres plugins que tu as déjà a disposition.

Et n’en change pas avant de savoir t’en servir sur le bout des doigts.

Tu connais maintenant les pièges

Au départ, tu n’étais peut-être pas conscient de toutes ces erreurs que tu faisais ou que tu allais faire.

Tu viens maintenant de découvrir une multitude de traquenards très communs.

Et surtout de comment les éviter.

A présent, il va falloir t’y mettre sérieusement. Essayer, écouter, tester, recommencer, ré-écouter. La route est longue, je ne te le cache pas. Les ingénieurs du son mettent des années à maitriser la compression en pratiquant tous les jours. Alors sois patient et constant dans ta volonté d’améliorer ton son.

Sache en tout cas que cet article se veut un recueil d’expériences que j’ai bâti sur de longues années et de nombreuses dents cassées sur le sujet.

Sers-toi en.

Pour toi, il représente une formidable opportunité de gagner du temps sur ton apprentissage de la compression. En t’appuyant sur les erreurs des autres, tu vas pouvoir appréhender ce concept bien plus vite et finir des morceaux toujours plus aboutis au niveau rendu sonore.

Pour commencer, suis le conseil du point n°14. Apprends à reconnaitre une piste sur-compressée.

C’est primordial pour entrainer ton oreille à mieux doser par la suite.

Le reste viendra avec l’expérience.

Bonne route.


Partage l’article si ça peut aider d’autres musiciens que tu connais.

Recherches utilisées pour trouver cet article:https://apprendre-le-home-studio fr/compression-audio-15-erreurs-de-mixage-que-tout-le-monde-fait/
Julien Moulinié
 

Musicien passionné par l’univers Home-studio, Julien doit encore être en train de rassembler ses idées pour écrire des articles bien détaillés. Et tout ça avec un seul but: t’aider à créer dès maintenant ta propre musique.

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Mahesh

Super article, la compression c’est un des domaines qui pose de gros soucis autant au débutant qu’au confirmé en MAO, tout un art de savoir utiliser cet outil!

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ali

Merci pour ta générosité Julien.
Ali

Reply
ali

Bonjour Julien,

Merci encore, j’attends avec impatience un autre cours sue les EQ.
Je te souhaite une agréable journée Julien et encore bravo pour l’énorme travail que tu fait.

Ali

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